Ancien prieuré de la Chaise Dieu, perchée sur son promontoire, elle domine la vallée. Les travaux de restauration en 2000/2001 ont montré que la construction s’était étagée du XIIème au XIVème siècle, et que le clocher actuel avait été refait en 1867. Son chœur est classé à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
Pierre CHRETIEN, sur son site de présentation des églises romanes en Auvergne, nous fait découvrir des détails qui passent souvent inaperçus (voir le diaporama sur St-Sauveur-la-Sagne qui présente une vingtaine de photos : http://600eglisesromanesenauvergne).
L’Eglise a été «remaniée» plusieurs fois depuis le Moyen Age.
• Le chœur roman date du XIIème siècle.
La sacristie actuelle était sans doute un lieu de culte. Sous l’autel actuel, un ossuaire découvert en 1968, d’un volume d’une vingtaine de mètres cubes témoigne des nécessités de nos anciens de procéder à des «réductions» pour libérer des places dans le cimetière aux alentours de l’église.
A cette époque, le clocher était «à peigne». On y accédait par l’escalier, aujourd’hui démoli, qui équipait la tour Sud, près de l’actuelle «chapelle de la famille de Saint-Nectaire».
L’abside, décorée d’arcades, soutenues par des colonnettes à chapiteaux sculptés où se mêlent feuilles d’eau et têtes de personnages, se prolonge à l’ouest par deux petites travées romanes. Cette partie est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
• La nef de trois travées voûtées d’ogives date du XIVème siècle. C’est, sans doute à cette époque, que le clocher actuel a été édifié et l’escalier cité plus haut construit à l’emplacement actuel.
Les Restaurations :
• En 1943-44, sous l’impulsion de l’abbé Joseph Chaput, curé de Mayres, Novacelles et Saint-Sauveur, le parquet et les bancs ont été refaits, et l’électricité installée. La restauration intérieure était souhaitée et pratiquement conçue, mais, en cette période troublée, où trouver les moyens de sa réalisation ? Par la suite, seul l’entretien courant du gros œuvre était réalisé. Ce n’est qu’en 1967, sous l’impulsion de quelques anciens, que la restauration intérieure de l’église a été entreprise et réalisée en plusieurs tranches de 1968 à 1971. Guy Chapelle de Besse, dirigea les travaux avec le concours de bénévoles et de l’entreprise de maçonnerie Paul Portail d’Arlanc. L’abbé Joseph Allard était prêtre desservant de Saint-Sauveur.
Bien que le chœur de l’église de Saint-Sauveur soit inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, tous ces travaux intérieurs ont été financés par des dons des paroissiens et des amis de Saint-Sauveur, aucune subvention n’a allégé la charge ni même été sollicitée.
• Restauration de 2000-2001
L’historique de l’église témoigne de son âge. Le gros œuvre était loin d’être en bon état. De cela aussi les auteurs des restaurations antérieures étaient bien conscients !... Encore fallait-il positionner cet investissement dans les priorités communales et avoir les moyens d’y faire face.
Le 18 décembre 1994, le Conseil Municipal, unanime, décide de faire réaliser la restauration du gros œuvre de l’église.
Au cours des années 1996 à 1998, les contacts seront pris avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles et Messieurs Carvès et Faget, architectes, pour l’élaboration du projet.
Les travaux débuteront en juillet 2000 et s’étaleront sur 2001. Ils seront réalisés par l’entreprise Desorme de La Chaise Dieu (agréée par la DRAC). Ils se sont élevés à 1 750 000 F TTC, cofinancés par l’Etat, le Conseil Général du Puy-de-Dôme, le Conseil Régional d’Auvergne et la commune de Saint-Sauveur soulagée à hauteur d’environ 0,50 % par des dons.
Pour réaliser cette restauration, il était nécessaire d’aménager l’accès à l’église de façon à pouvoir acheminer engins et matériaux. Le chemin existant devait, de toute façon, être élargi, ne serait-ce que pour faciliter l’accès aux convois funéraires.
L’élargissement a été réalisé en deux tranches, une en 1999, l’autre au terme des travaux de l’église en 2001.
En septembre 2003, une plaque indiquant notre adhésion au «Réseau Européen des Sites Casadéens» a été apposée à l’entrée de l’Eglise.
La cloche "Marie-Benoîte" :
A cette date (1867), elle aurait été fondue dans le pré à côté de l'église, la précédente ayant été fêlée. Pour réaliser cette opération, le clocher aurait été démoli. Sur les photographies antérieures à 2000, la coloration de la maçonnerie témoigne de ce remaniement. Elle pèse 690 kg environ et a été électrifiée en 1984. Le joug qui la supporte a été remplacé en 2009 à la suite de sa rupture. Voici les inscriptions : “PAR MA VOIX FORTE ET SUPPLIANTE J’IRAI PORTER AU CIEL TOUS LES VOEUX DES / HABITANTS DE SAINT SAUVEUR / + CARTIER ETIENNE CURé PARRAIN CHAUMONT ANNE-MARIE MARRAINE CHAPELLE BENOIT MAIRE / + SOUS LE REGNE DE PIE IX PAPE ET DE NAPOLEON III EMPEREUR JUIN 1867
BURNICHON FONDEUR A MONTFERRAND
Armoiries de Napoléon III
Armoiries non identifies : à 4 fusées accolées en fasce.”
La cloche "Augustine" :
Une autre cloche, "Augustine", de 1698, 30 kg environ, porte les inscriptions suivantes : “SANCTE AUGUSTINE SANCTA URSULA ORA PRO / NOBIS MM MAR SUPERIEURE / Sr MARGUERITTE DE L’ASSOMPTION ASSISTANTE / Sr ZELATRICS Sr CATHERINE DE S JEAN DEPOSITAIRE ET SEUR MARGUER.
Cartouches : Christ portant le globe du monde entouré de flammes lettres sous la traverse dans un cadre rond entouré de flammes.
(Inv. Auv. D’après l’inscription provient d’un établissement pouvant être le couvent des Ursulines d’Arlanc, disparu).”